Traitement des eaux du bassin hydrographique de la Tafna

Desalination 152 (2002) 113-124

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Abstract

Le bassin versant de l’Oued Tafna est formé par les reliefs et des zones déprimées, qui s’alternent du Nord au Sud et dont le volume augmente considérablement dans le même sens. Le réseau hydrographique a un tracé général orthogonal même si la Tafna et ses principaux affluents décrivent sinuosité et méandre, sa densité et son abondance augmentent dans le même sens que le volume des reliefs, c’est à dire vers le Sud. Les apports les plus importants et les plus fluctuants pour la moyenne et la basse Tafna, sont observés pendant l’hiver et le printemps, pour le reste de l’année, les apports sont faibles, ou le plus souvent sont alimentés par les rejets d’eaux usées urbaines et industrielles, comme c’est le cas pour l’Oued Mouilah, où les eaux usées constituent l’essentiel du débit d’étiage. Le bassin hydrographique de la Tafna a une superficie de 7,250 km2 et alimente cinq barrages qui sont du plus ancien au plus récent Beni Bahdel (66 Hm3), Meffrouch (15 Hm3), Sidi Abdeli (110 Hm3), Hammam Boughrara (177 Hm3) et celui en cours de construction Sikkak (27 Hm3). Les données montrent que les augmentations de la turbidité et du MES pendant les crues sont dues essentiellement aux teneurs en matières minérales grossières et que l’accroissement de la conductivité à l’étiage est du à une forte concentration en NaCl (jusqu’à 14 g/l). Le réseau hydrographique peut être séparé en deux zones soumises à des conditions différentes; la zone amont, stable, peu influencée par les variations de débits et la zone avale, soumise à l’alternance crueétiage, aux eaux très chargées en matières minérales *Corresponding author. Presented at the EuroMed 2002 conference on Desalination Strategies in South Mediterranean Countries: Cooperation between Mediterranean Countries of Europe and the Southern Rim of the Mediterranean. Sponsored by the European Desalination Society and Alexandria University Desalination Studies and Technology Center, Sharm El Sheikh, Egypt, May 4–6, 2002. 0011-9164/02/$– See front matter © 2002 Elsevier Science B.V. All rights reserved

Conclusion

Le bassin versant de l’Oued Tafna est formé par les reliefs et des zones déprimées, qui s’alternent du Nord au Sud et dont le volume augmente considérablement dans le même sens. Le réseau hydrographique a un tracé général orthogonal même si la Tafna et ses principaux affluents décrivent sinuosité et méandre, sa densité et son abondance augmentent dans le même sens que le volume des reliefs, c’est à dire vers le Sud. Les apports les plus importants et les plus fluctuants pour la moyenne et la basse Tafna, sont observés pendant l’hiver et le printemps, pour le reste de l’année, les apports sont faibles, ou le plus souvent sont alimentés par les rejets d’eaux usées urbaines et industrielles, comme c’est le cas pour l’Oued Mouilah, où les eaux usées constituent l’essentiel du débit d’étiage. Le bassin hydrographique de la Tafna a une superficie de 7250 km2 et alimente cinq barrages qui sont du plus ancien au plus récent Beni Bahdel (66 Hm3), Meffrouch (15 Hm 3), Sidi Abdeli (110 Hm3), Hammam Boughrara (177 Hm3) et celui en cours de construction Sikkak (27 Hm3). Les données montrent que les augmentations de la turbidité et du MES pendant les crues sont dues essentiellement aux teneurs en matières minérales grossières et que l’accroissement de la conductivité à l’étiage est du à une forte concentration en sels. Le réseau hydrographique peut être séparé en deux zones soumises à des conditions différentes; la zone amont, stable, peu influencée par les variations de débits et la zone avale, soumise à l’alternance crueétiage, aux eaux très chargées en matières minérales au moment de fort débit et au contraire, riches en matières organiques et minérales polluantes pendant l’étiage. La limité entre les deux zones se situe vers 300 m d’altitude au niveau du barrage Hammam Boughrara. Le réseau hydrographique de la Tafna est caractérisée par une eau très minéralisée puisqu’elle présente une conductivité au niveau des sources de 600 µs/cm en moyenne liée à la nature des terrains traversés. Cette minéralisation augmente de l’amont vers l’aval jusqu’à 2110 µs/cm, ceci est lié en majeure partie aux chlorures. Une prise d’eau à une altitude de 3 m juste avant l’embouchure de la Tafna est effectuée à un débit maximum de 11 340 m3/h. Cette eau brute est prétraitée par deux décanteurs – floculateurs de 58 m de diamètres chacun. L’eau prétraitée est pompée avec un débit de 3 m3/s et une pression de 30 bars vers la station de traitement de Dzioua située à une altitude de 300 m qui se trouve sur le bassin des côtiers oranais de l’Agence de Bassin Hydrographique Oranie-Chott-Chergui dont fait partie le Bassin Versant de la Tafna où l’eau est stockée dans un cratère de volume de 13 000 000 m3. Cette eau est aérée et traitée par des filtres à sables avec une production de 24 000 m3/j. Cette quantité d’eau alimente particulièrement les couloirs des villes de Béni Saf, d’Aïn Temouchent avec un débit de 0,46 m3/s et d’Oran avec un débit de 3 m3/s, cette dernière grande ville ayant besoin d’une quantité de 320 000 m3/j.

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Algeria, Brackish water, Décantation, Hydrogeologie, MES, Oued Tafna, Treatment


Source: http://www.desline.com/articoli/4862.pdf