Discussion sur le réchauffement climatique

Par B AS S.M. Enzler

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Discussion entre des sceptiques et des climatologistes

De nombreuses recherches ont conduit à admettre une augmentation de l'effet de serre. L'IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) a publié des rapports montrant des modélisations sur les changements de température prédits et leurs conséquences pour le prochain siècle. Il y a cependant des sceptiques et des scientifiques qui contestent les résultats de l'IPCC. Certains croient qu'il n'y a pas d'augmentation de l'effet de serre.

Cette page et les pages relatives sont écrites par un étudiant en Master sur les Systèmes d'Analyse de l'Environnement. Il est à noter que Lenntech est impartial et ceci n'est, en aucun cas, une représentation de notre opinion. Cette page a un but strictement informatif.

1. La discussion sur l'environnementalisme sceptique

Bjorn Lomborg, connu par beaucoup pour son livre "The Skeptical Environmentalist" ("L'environnementaliste sceptique"), et appelé une des 100 personnes les plus influentes du monde par le Time Magazine, a critiqué dans son livre les explications actuelles sur les changements climatiques et leurs conséquences. Beaucoup d'experts en environnement ont fait part de leurs opinions à ce sujet. Des ONG telles que Greenpeace, une organisation pour laquelle Lomborg avait l'habitude d'être un membre actif, l'ont attaqué à de diverses occasions (voir 1.4). Le chapitre de Lomborg sur le réchauffement global et la réponse d'experts de l'IPCC sont présentés ici.



1.1 Bjorn Lomborg

1.1.1 Général

Lomborg parle "des limitations de la modélisations par ordinateur, de la nature non-réaliste des prétentions de base faites au sujet des futurs changements technologiques et des jugements politiques qui ont faussé les scénarios présentés au public".

Lomborg n'est pas en désaccord avec les explications actuelles sur le mécanisme d'effet de serre. Il ne nie pas non plus qu'il y a des additions anthropogéniques à l'effet de serre. Il est en accord avec l'idée selon laquelle les siècles avant 1900 étaient plus froids qu'aujourd'hui. Cependant, il mentionne que ceci est principalement dû à la Petite Période Glaciaire qui dura entre 1400 et 1900. Il n'y a pas de désaccord avec la Période de Réchauffement Médiéval, lorsque les températures étaient plus chaudes de 2 ou 3 degrés.

1.1.2 Indicateurs proxy

Lomborg a commenté l'utilisation d'enregistrement chronologique par Mann pour déterminer les températures du siècles avant que le thermomètre soit inventé. Il ajoute que seulement les données chronologiques Nord Américaine ont été utilisées et que ces données couvrent seulement les températures de surface estivales. De plus, les perturbations sur les mesures par d'autres facteurs influençant le développement chronologique n'étaient pas correctes. Les données de différentes origines manquaient de cohérence à grande échelle, poussant Lomborg à se demander s'il y a assez de données sur les températures. Ceci est un point important car les résultats des recherches de Mann ont encore été pris en compte dans le rapport de l'IPCC de 2001.
Des indicateurs chronologiques et d'autres indicateurs montrent des changements sur une période de 1000 ans. Les mesures sur une période de 1000 ans ne sont pas très fiables selon Lomborg, puisqu'un cycle climatique dure environ 1500 ans.

1.1.3 Gaz à effet de serre et changement de température

Quant on en vient aux émissions de gaz à effet de serre, Lomborg déclare que nous ne devrions pas nous demander si les gaz à effet de serre émis par les activités humaines ont un impact, mais plutôt quels effets ces émissions ont sur la température. Ceci exige une prévision adéquate de l'évolution du climat à l'avenir, qui est très difficile du fait de la complexité du système climatique. Les modèles actuels par ordinateurs sont déjà relativement complexes mais ne représentent pas tous les facteurs et processus importants. Les scenarios (projections d'événements futurs) ne peuvent pas toujours être basés sur des prétentions raisonnables et certaines données peuvent encore manquer. L'impact du CO2 sur le climat dépend énormément de la représentation en modèle de secteurs cruciaux, tels que les aérosols de soufre, la rétroaction de la vapeur d'eau, et des nuages. Ces secteurs sont brièvement expliqués ici.
Les aérosols de soufre reflétant l'énergie solaire peuvent parer l'impact des gaz à effet de serre, entraînant un plus faible impact sur la température. L'IPCC a admis ceci et c'est maintenant inclus dans les modèles de simulations. C'est cependant sujet à de grandes incertitudes et les modèles n'incluent pas d'autres aérosols outre le soufre. De plus, les températures troposphériques sont des déterminants importants des températures de surface et, selon le satellite du NOAA, ceux-ci n'augmentent pas autant que ce qui est prédit par l'IPCC. Les mesures satellites et les résultats climatiques ne montrent pas un réchauffement aussi important que les modèles climatiques de l'IPCC. Cette différence, si significative, abaisserait la rétroaction de l'eau par évaporation et, par conséquent, abaisserait le réchauffement de CO2. En effet, le réchauffement dû au CO2 est favorisé par la vapeur d'eau, qui capte de la chaleur. Une autre grande incertitude admise par l'IPCC est l'impact des nuages sur le changement de température. Les nuages peuvent interférer avec les radiations qui causent le réchauffement global et empêcher l'augmentation des températures. Cependant, les nuages ne peuvent pas encore être inclus dans les modèles climatiques de manière efficace. Ils forment ainsi une source significative d'erreur potentielle dans la simulation du climat. En dépit de toutes ces remarques concernant l'impact des émissions de CO2 sur la température, les prédictions de l'IPCC sur le changement de température furent à peine altérées sur les dix dernières années.

1.1.4 Autres causes de changement de température

Lomborg déclare également que nous devrions nous demander si les émissions de gaz à effet de serre sont la cause réelle du changement de température. La question est : est-ce que le changement de température mène réellement aux événements catastrophiques prédits par les modèles de l'IPCC ?
Il est important de souligner que pas seulement les gaz à effet de serre ont un impact sur le réchauffement global mais aussi l'énergie solaire. Le débat sur le réchauffement global a eu tendance à se focaliser seulement sur un ou deux facteurs. L'IPCC mentionne l'énergie solaire que brièvement. Lomborg déclare qu'il est possible que l'incorporation de l'activité solaire mènera à une diminution de l'estimation de l'effet de réchauffement du CO2. L'éclat du soleil a augmenté sur les dernières décennies, augmentant la température par environ 0,4oC. Une récente étude a montré que les radiations directes du soleil ont causé environ 40% du réchauffement global observé sur les 30 dernières années. Les météorologistes danois ont prouvé une connexion claire entre la température moyenne sur terre et la durée des cycles solaires. Cette théorie est encore discutée. Une recherche qui a été menée jusqu'ici a montré ce plus long cycle solaire résultant d'une plus faible activité solaire. Ceci mène à un rayonnement plus cosmique et augmente la formation de nuage. Ces rayons cosmiques produisent des nuages de plus bas niveau qui reflètent l'énergie solaire, empêchant le réchauffement de la surface de la terre. Cette théorie établit aussi que de plus petit cycle solaire mènent à une augmentation des températures de surface selon le mécanisme inverse. Ceci peut apparemment expliquer les changements de température de 1860 à 1950, qui ont été accrédités de variations naturels par d'autres scientifiques. Les études de l'IPCC ont trouvé que cette hypothèse solaire explique 57% des déviations de températures. La sensibilité du climat est 33% plus faible que celle de l'IPCC (1,7oC).

1.1.5 Scenarios IPCC

Lomborg a quelques commentaires concrets sur les scénarios de 1992 de l'IPCC. Il déclare que leurs prédictions sur la croissance de la population peuvent être trop élevés, puisqu'ils sont plus élevés que les prévisions actuelles des Nations Unis. Il est également en désaccord avec leurs prévisions selon laquelle 82% des forêts tropicales disparaîtront en 2100 et avec leurs prévisions sur le doublement des émissions de CO2 en 109 ans. Une croissance soutenue aux taux observés mènerait à un doublement en pas moins de 154 ans. Les simulations par ordinateurs utilisent un fort taux de croissance pour le CO2, à savoir 1%. Une mesure de  0,6% serait plus réaliste selon Lomborg. Mesurer d'autres gaz et les exprimés en équivalents de CO2 cause aussi une surestimation des taux par rapport aux taux actuels. Lomborg dit que tous les gaz à effet de serre devraient être exprimés séparément. Toutes ces surestimations d'émission entraînent la prédiction d'un réchauffement plus important dans un temps donné. Ceci est répété par la presse sans mentionner la surestimation appliquée par les modèles sur ordinateur.

Dans les nouveaux scenarios de 1996 de l'IPCC, on abandonne l'idée de prédictions et on commence à utiliser le terme projection. Les estimations d'émissions de dioxyde de soufre dans les différents scénarios sont maintenant plus faibles que ceux de 1992. Ceci a un impact important sur l'effet de serre puisque les aérosols de soufre dans l'atmosphère peuvent diminuer le réchauffement global, comme il a été expliqué précédemment.
Les scénarios de l'IPCC avec un mode de vie soutenable semble mieux s'accorder avec la réalité. Mais, selon Lomborg nous devons nous demander si le transfert vers un monde durable, comme représenté dans les scénarios, vaut vraiment la peine, car il signifie que nos enfants peuvent seulement gagner 50% de nos revenus actuels. C'est une question centrale lorsqu'on traite avec un réchauffement global.
Lomborg trouve que l'amélioration énergétique dans les scénarios durables sont un peu curieux. C'est parce que l'utilisation élevée d'énergie dans les scénarios devrait par la suite conduire à une hausse des prix de l'énergie, ainsi la différence entre l'amélioration d'énergie entre les scénarios ne pourrait pas réellement être si haute. Un des scénarios montre un remarquable transfert vers des sources d'énergie renouvelable. Cette augmentation des prix est peut-être une raison. Cependant, Lomborg se demande si les prix d'énergies renouvelables diminueraient jamais tellement ils seraient moins chers que les combustibles fossiles. La plupart des scénarios de l'IPCC assure ceci, ou alors que le souci environnemental causera le transfert. Lomborg conseille une analyse réelle sur le fait que les combustibles fossiles soient remplacés par les énergies renouvelables. Un modèle fait par les économistes a montré que les prix des énergies renouvelables sont déjà en diminution de 30% par décennie et ils pourront devenir compétitifs vers 2040.

1.1.6 Conséquences du réchauffement global

De nombreuses conséquences sur le réchauffement global ont été prédites et modélisées par l'IPCC. Dans l'agriculture, une sévère diminution du rendement des récoltes est prévue et, éventuellement, provoquera une baisse de la productivité. Mais Lomborg constate que même l'évaluation la plus pessimiste des experts de l'UK Met Office s'attendent à ce que la production végétale se développe nettement au cours des 50 années à venir. La plupart des plantes poussent mieux sous une atmosphère à fortes concentrations en CO2 et à plus hautes températures, grâce à l'augmentation de l'effet de fertilisant. Cette effet atténuera le déclin de la production. Le réchauffement global peut augmenter la différence entre les pays développés et les pays en développement, parce que les pays développés peuvent ajuster leurs méthodes plus efficacement et une longue saison viticole n'aura pas autant d'effet négatif. Les scénarios de l'IPCC sont seulement basés sur des données de développement actuel. Aussi, l'IPCC ne prend pas en compte la possibilité de développement des fortes variétés de récoltes résistant à l'impact du réchauffement global.
Le réchauffement global a souvent été connecté à l'augmentation du niveau de la mer et à la fonte des glaces. De même, le niveau de la mer a augmenté de 10-25 cm lors du dernier siècle et continuera d'augmenter de 31 à 49 cm le prochain siècle. Les trois quarts de cette augmentation est le fruit de l'expansion de l'eau par réchauffement, l'autre quart est à cause de la fonte des glaces. Selon l'IPCC, le changement de niveau de la mer exposera 70-200 millions de gens à des risques d'inondation. Mais, Lomborg mentionne que la cause principale de l'augmentation des personnes soumises à des risque d'inondations est la croissance de la population. Il souligne également que, comme le monde devient plus riche, nous pourront développer des mesures (plus efficace) pour diminuer le nombre de personnes exposées aux inondations. Ce fait n'est pas inclus dans les modèles qui concernent seulement les mesures déjà existantes. Lomborg pense aussi que le coût pour la protection contre les inondations diminuera.
On dit souvent que le réchauffement global mettra la santé des hommes sous pression, notamment pour les personnes âgées. Cependant, selon Lomborg, nous devons prendre en compte qu'un monde plus riche donnera à plus de personnes l'accès à la climatisation. Dans un monde plus chaud, moins de personnes mourront de froid qui est plus mortel que la chaleur. Une récente étude sur la population en Europe montre que nous pouvons  nous adapter à des petites augmentations de température en été. Ceci mène Lomborg à croire que les populations sont capables de s'adapter aux changements de température consécutifs au réchauffement global. De plus, selon lui, la baisse des décès en hiver serait supérieure à la hausse de victime de la chaleur en été. L'IPCC déclare de son côté que la propagation de certaines maladies telles que la Malaria augmentera sous un climat plus chaud. Selon Lomborg, une maladie comme la Malaria était une épidémie importante loin du Cercle Arctique lors du Petit Age de Glace, parce que les moustiques hibernaient dans les endroits abrités. Seuls les techniques de construction et une meilleure médecine ont pu débarrasser les peuples de la Malaria après le Petit Age de Glace. Mais notre développement pourrait réintroduire d'anciennes épidémies.
Le réchauffement global est susceptible d'augmenter le nombre d'évènements climatiques extrêmes, menant à l'extinction de certaines espèces menacées. Il y a eu des périodes de l'Holocène où les températures étaient 1 à 2 degrés plus chaudes et il n'y avait pas d'évènements climatiques extrêmes. Les modèles par ordinateur ont donné des résultats non concluant concernant ces évènements. Certains modèles les prédisent, tandis que d'autres ne voient aucun changement. L'IPCC déclare que seulement à échelle régionale claire, des signes de climat extrêmes ont été trouvé, mais ces modèles ne sont également pas très concluants. Il n'y a donc pas d'évidence claire supposant la fréquence d'évènements climatiques extrêmes. Lomborg déclare que les allégations sur des conditions climatiques extrêmes non fondées météorologiquement, sont souvent soutenues par des observations économiques sur l'augmentation des coûts relatifs au climat. Il n'est cependant pas clair si cette comparaison directe des coûts est raisonnable, car il ignore l'augmentation de la population et que plus de personnes vont aller vers des zones à risque. Une étude de 1999 a montré que des évènements climatiques extrêmes n'étaient pas la principale cause des catastrophes au 19ème siècle. Les changements sociaux sont une cause beaucoup plus probable.
Toutes les températures n'ont pas changé. Globalement, les nuits à des températures minimales sont susceptibles d'augmenter. Plus de réchauffement a été noté en hiver que durant l'été. En fait, seul l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont eu leurs températures maximales qui ont augmenté. Ces augmentations peuvent entraîner une hausse des rendements agricoles. Ces changements de température peuvent augmenter le nombre de jours de forte pluie. Des inondations peuvent en résulter, mais ceci sera probablement empêcher par les mesures futurs, telles que la construction de barrage. La combinaison de la température, du CO2 et des précipitations rendront la terre plus verte. Les modèles IPCC ont aussi prévu ce changement.

Lomborg déclare qu'il est important de décider quelles considérations nous devrions prendre pour déterminer si et comment nous devrions agir. Peu importe ce que nous décidons, ce sera une opération couteuse. Et, toutes les mesures devraient être prises suivant des résultats fiables, ce qui n'est pas encore le cas actuellement puisque nous utilisons toujours des modèles de données inadéquates. Ces considérations mènerons encore à de nombreux débats sur le réchauffement global, et ce, pendant des années.

1.1.7 Coûts de Kyoto

L'IPCC a estimé les coûts du réchauffement global par l'agglomération du coût total si les concentrations en CO2 doublaient instantanément et se stabilisaient. Lomborg pense que ceci n'est pas susceptible de se produire et que le coût estimé ne prend pas en compte les possibles futurs adaptations au changement climatique. Il déclare aussi que la plus forte hausse estimé par l'IPCC pour une augmentation de température (1,4-5,8oC) est peu probable. Pas tous les secteurs importants ont été inclus dans les estimations de l'IPCC sur les coûts des conséquences du réchauffement global. Les coûts sont les coûts d'adaptation et les coûts des conséquences de non-adaptation pris ensemble.
Les coûts en termes relatifs sont inégalement distribués selon Lomborg, parce que les coûts pour les pays en développement sont les mêmes que ceux pour les pays développés les plus riches. L'IPCC prévoit que les pays en développement seront plus touchés par le réchauffement global à cause de leur faible capacité d'adaptation, résultant de leur pauvreté. Lomborg clame que la solution à ce problème est la réduction des émissions des gaz à effet de serre, particulièrement le CO2, dans les pays développés. Kyoto est une première tentative. Cependant, Lomborg n'est pas d'accord avec Kyoto qui n'a imposé aucune limite sur les émissions des pays en développement, ce qui signifierait que les industries produisant des émissions intensives de carbone peuvent se délocaliser là-bas et continuer à émettre des gaz à effet de serre sans restriction. Les Etats-Unis pensent que Kyoto ne fera aucune différence sur le réchauffement, à moins que les pays en développement soient inclus. Cependant, beaucoup de ces pays déclarent que la majeure partie du problème est causé par le monde développé et qu'il nuit aux pays en voie de développement. Selon Lomborg, Kyoto devrait donner des permis sur les émissions des pays en développement que les pays en développement pourraient vendre aux pays développés. Ceci rendra, cependant, la distribution initiale des droits plus difficile, à cause de la redistribution requise des pays développés vers les pays en développement et, pourra causer un possible future abandon des accords par les pays ayant une faible administration. Lomborg déclare aussi que nous devrions nous demander si l'inclusion des pays en développement dans Kyoto sera réellement plus fiable pour nous et pour eux qu'un investissement direct dans ces pays, par exemple en développant leurs énergies renouvelables. Ceci les aiderait à maîtriser leurs émissions dès maintenant plutôt que de les obliger par le futur.
Les coûts de Kyoto peuvent être partagés plus efficacement par la commercialisation des permis d'émissions. Ceci signifie basiquement que les réductions d'émission sont exécutées par le pays qui génère le moindre coût. Ceci est rendu possible puisque, peu importe quel pays émet des gaz à effet de serre, vu que la dispersion dans l'atmosphère rendra l'impact notable partout dans le monde. Le mécanisme commercial détermine en grande partie les coûts de Kyoto. Ce mécanisme commercial global produit de moindres coûts.
Lomborg déclare aussi qu'une réduction d'émission de CO2 de 5,2% est très élevée, Cette réduction étant comparés aux niveaux de 1990. Ceci signifie aussi que les réductions nécessaires augmenteront et, éventuellement, pourront être de 50% en 2050. Ceci cause une augmentation des coûts de Kyoto parce qu'une hausse des réductions coutera de plus en plus d'argent.

1.1.8 Action ou inaction

Finalement, Lomborg souligne que nous devrions faire attention à nos choix sur la façon d'agir. Il clame que si nous réduisons les émissions de CO2 de plus de 11% ou si nous cessons d'utiliser totalement les combustibles fossiles, cela entraînera de grandes pertes économiques. Apparemment, la politique optimale appelle à un niveau de contrôle du CO2 relativement modeste. Lomborg déclare qu'il serait préférable d'investir simultanément dans des technologies plus propres telles que l'énergie solaire. Il se demande également pourquoi les rapports sur le réchauffement global ne traitent pas des conséquences des réductions des majeurs émissions sur l'économie et la société. Si les coûts de réduction sont supérieurs aux coûts éventuels d'un réchauffement global, l'économie peut être sérieusement affectée. Lomborg admet que nous pouvons nous permettre les réductions, mais il se demande si un report de la croissance du PIB de quelques années après 2050 vaut vraiment la peine.

Source: Lomborg, B., The Skeptical Environmentalist - Measuring the Real State of the World. Cambridge University Press 1998, Royaume-Uni, H24: Global Warming (258-324)

1.2 Le point de vue opposé de Schneider

portraitStephen Schneider, expert du réchauffement global et auteur de plusieurs chapitres de l'IPCC, conteste le point de vue de Lomborg dans l'article du 'Scientific American'.
Il déclare que la plupart des, approximativement, 3000 citations du 'The Skeptical Environmentalist' sont des articles de littérature secondaire et de média. Certains sont des articles pré-approuvés ou des articles secondaires. Le petit nombre d'articles de pair qui sont cités sont seulement ceux qui soutiennent le point de vue attrayant de Lomborg. Schneider mentionne que les données de l'IPCC ont maintes fois été passées en revue, contrairement à celles de Lomborg. Il est également remarquable qu'un statisticien tel que Lomborg ne mentionne jamais aucune sorte de probabilité dans son travail. L'IPCC donne un éventail assez important de ces projections, mais dans le travail de Lomborg les rayons d'action sont entièrement absents.
Schneider commente le manque d'informations données par Lomborg sur les impacts écologiques. A lieu de cela, Lomborg se focalise simplement sur la santé et l'agriculture. Il pense que ces secteurs ne seront pas beaucoup altérés par le changement climatique.
Schneider écarte la théorie de Lomborg sur la prochaine économie d'énergie renouvelable comme un simple souhait. Il ne trouve pas probable que les prix élevés des combustibles fossiles mèneront automatiquement à un transfert vers des énergies renouvelables. En fait, des prix élevés des combustibles fossiles ne garantissent pas une nouvelle politique pour la stimulation de l'application de source d'énergie renouvelable.
Selon Schneider, les dommages climatiques ont des effets variables et peuvent entraîner des bénéfices ou des pertes catastrophiques. Ironiquement, Lomborg mentionne seulement une valeur possible du coût du changement climatique.
Lomborg cite une rayon d'action des coûts politiques pour le climat. Ceci est cependant basé seulement sur des recherches économiques, alors que les imperfections sur le marché préexistant ne sont pas pris en compte. Lorsqu'une société enlève ces imperfections, les couts de réduction d'émissions baissent fortement.
Schneider n'est pas content du rejet du Protocole de Kyoto par Lomborg. Il déclare qu'il n'est pas possible d'extrapoler le protocole de 2012 à 2100, comme Lomborg a fait dans son travail. Le rapport de l'IPCC mentionne que la réduction des émissions devrait être de plus de 50%. Lomborg trouve cet objectif très élevé économiquement, mais Schneider répond en disant que, seul, Kyoto ne peut l'atteindre. Les pays développés et les pays en développement doivent coopérer pour trouver des solutions rentables. Lomborg pense qu'une coopération internationale est encore trop limitée pour Kyoto pour vraiment faire une différence. A cela Schneider répond que lorsqu'il y aura coopération internationale, Kyoto pourrait alors être une première étape.
En général, Schneider critique le sous-titre du livre de Lomborg; "The real state of the world' ("Le réel état du monde"), parce que l'IPCC a clairement montré que le véritable état du monde ne serait pas aussi bien que le décrit Lomborg. Il peut être suivant n'importe quel scénario proposé mais, ni l'IPCC ni Lomborg ne peuvent être sûrs de la façon dont évoluera le futur. Il critique aussi l'Université de Cambridge pour avoir publié un travail non-révisé.

1.3 La réponse de Lomborg

Bjorn Lomborg déclare que de nombreux arguments utilisés par Schneider sont incorrects. Il confirme que les informations qu'il a utilisées sont de bonne qualité car elles proviennent d'organisations internationales professionnelles et de statistiques existantes. Il ne déclare pas que tout ira bien comme le mentionne Schneider, mais plutôt que nous devrions pas agir sur des hypothèses exagérées qui sont parfois émises autour du réchauffement global et ses conséquences.
Lomborg répond qu'il ne nie pas l'existence du réchauffement global et la contribution anthropogénique à ce phénomène. Il utilise les informations de l'IPCC et pense ne pas les avoir mal interprétées.
Selon Lomborg, d'autres scientifiques ont déclaré que Schneider l'avait critiqué de littérature secondaire lorsqu'il essayait de miner les arguments de Lomborg. Ironiquement, c'est exactement un des arguments que Schneider avait initialement utilisé contre Lomborg.
Lomborg répète son argument selon lequel nous ne devrions pas nécessairement agir sur le réchauffement global selon notre instinct. Plutôt, nous devrions soigneusement peser les coûts d'action contre ceux de l'inaction et, ensuite, décider comment nous devrions agir.
Il répète aussi son avis sur le protocole de Kyoto, trop couteux. Il pense qu'il serait préférable d'assister les pays en développement dans leur développement afin d'améliorer leurs énergies renouvellables. Il déclare également que Schneider oublie de mentionner tous les coûts supplémentaires générés par d'éventuelles demandes de Kyoto pour une diminution de 50% des gaz à effet de serre. Ceci serait au coût de nos possibilités de traiter d'autres problèmes environnementaux.

Source: The Scientific American, 2001. Pour la voir la réponse entière de Lomborg consultez la page: http://www.lomborg.org et pour les réponses par d'autres auteurs, consultez la page internet suivante: http://www.sciam.com/search/index.cfm?QT=Q&SCC=Q&Q=lomborg

1.4 Greenpeace vs. Lomborg

Bjorn Lomborg était un activiste écologiste et membre de l'organisation environnementale internationale Greenpeace. Lorsqu'il publia son livre 'The Skeptical Environmentalist', Greenpeace protesta fortement son contenu. Ils lui donnèrent le titre d'"Antéchrist de la Religion Verte". Certains partisans accuse même Lomborg d'être "un fraudeur intellectuel qui est motivé par un désir fasciste de discréditer la Gauche environnementale".

Pas seulement Greenpeace proteste contre le point de vue de Lomborg. Comme il a été montré ci-dessus, les scientifiques essayent également de le discréditer.

Lomborg a écrit un chapitre sur le réchauffement global en se questionnant sur le sérieux du problème et en critiquant nos méthodes pour le résoudre. Ceci ne veut pas dire que Lomborg ne croit pas à l'existence de l'effet de serre. Cependant, dans d'autres chapitres, il va plus loin en déclarant que certains problèmes environnementaux ne sont pas aussi sérieux que nous le pensons et, agir dessus comme nous le faisons actuellement n'est pas nécessaire. Il déclare que les ressources ne vont pas s'épuiser et que les espèces ne seront pas victimes d'extinction aux taux prédits. Greenpeace conteste fortement ce point de vue.
Lomborg déclare que Greenpeace ne comprend pas ses points de vue en dénonçant ses déclarations sur le fait que les choses seront meilleures. Plutôt, il déclare que certains problèmes environnementaux ne sont pas aussi sérieux que nous le pensons par rapport aux niveaux passés et que nous devons avoir un sens des priorités.

La thèse de Lomborg ne veut pas dire qu'il est anti-environnementaliste. Il veut simplement préciser que la protection de l'environnement, à l'heure actuelle, est surtout basée sur des idéologies et des tactiques alarmistes, tandis qu'elle devrait être basé sur une analyse rationnelle et une évaluation des risques.

Le Daily Telegraph appelle Lomborg "un homme marqué", à cause des menaces qu'il reçoit maintenant des environnementalistes exaspérés, consécutivement aux réclamations de son livre. En septembre 2001, un environnementaliste l'a même frappé au visage avec une tarte d'omelette norvégienne pour lui faire comprendre que la sauvagerie Arctique ne s'éteint pas.

Source: Thomas, D., Anti-Christ of the Green movement, Daily Telegraph 20/1/2002

2. Les trois qui considèrent le changement climatique comme une "dogme"

Man-Made Global Warming: Unravelling a Dogma

Labohm, Rozendaal et Thoenes, des Pays-Bas, ont écrit un livre sur le réchauffement global qui discute sur l'évidence scientifique actuelle de l'effet de serre. Les auteurs de ce livre sont prétendus être des sceptiques du climat prenant une voie encore différent de celle de Bjorn Lomborg; ils doutent du concept de réchauffement global anthropogénique. Ils croient également que Kyoto est cher et inefficace et, croient que les rares sources utilisées par Kyoto pourraient être employées dans de meilleurs buts. Dans leur prologue, ils déclarent que le réchauffement global est un sujet qui demande une discussion plus profonde et ne devrait pas être uniquement traité par des experts. Ils réclament aussi l'inclusion d'une assistance scientifique plus large dans la recherche. Ils discutent même sur les valeurs religieuses et l'impact d'un changement climatique sur les croyances des gens. Ils commencent simplement par énoncer les faits sur le réchauffement global.

2.1 Faits

Les concentrations en CO2 ont sensiblement augmenté dans les 100 dernières années et notamment dans les dernières décennies. Il est plausible que les émissions anthropogéniques aient entraîné cette augmentation. Plusieurs estimations déclarent que la contribution anthropogénique aux émissions de CO2 est moins de 5% de la production totale.
Le CO2 et les autres gaz à effet de serre peuvent piéger la chaleur et ainsi, favoriser l'effet de serre. Ce piégeage de la chaleur peut avoir comme conséquence un réchauffement mais, ce n'est qu'une hypothèse et non une vérité simple.

2.2 Affirmations

Les auteurs déclarent qu'une substance si cruciale à toutes les formes de vie ne serait pas susceptible de causer un changement climatique supérieur à ce qui se produit naturellement. Ils pensent que le phénomène a été exagéré afin de sauvegarder les donations aux organisations environnementales dont elles dépendent. Toute l'attention médiatique qu'elle a reçu, a donné aux parties verts et aux ONG environnementales l'occasion de convaincre les gens de les soutenir.
Les auteurs accusent les scientifiques de manipuler les données pour avoir certains résultats. Ils donnent comme exemple les résultats des recherches du Club de Rome. Cette étude a établi que les pays riches consomment trop de nourriture et que nous arriverons bientôt à un épuisement. Une des affirmations utilisée pour les modèles par ordinateur étaient que chaque famille avait quatre enfants, alors qu'une estimation de 3,3 enfants n'entraînerait aucune crise alimentaire. Les auteurs pensent que le cas de 4 enfants a été choisi dans un certain but. C'est aussi un exemple de l'incapacité des modèles climatiques. Même dans les modèles les plus sophistiqués, la complexité de climat excède leurs capacités. Ceci a pour conséquence une grande agitation climatique basée sur des modèles par ordinateur trop brut. Il y a des grandes incertitudes dans ces modèles, par exemple concernant le rôle des nuages dans le système de changement climatique.
Les auteurs mentionnent aussi que le manque de données sur les températures en raison de l'arrivée tardive des thermomètres. Seul l'Angleterre a des données de température sur une région datant de 1659. Ces enregistrements ont montré que le réchauffement de 0,8oC par an a commencé il y a 300 ans; longtemps avant l'augmentation des gaz à effet de serre.
Le réchauffement global n'entraînait pas d'impact grave sur la population par le passé. Cependant, le refroidissement global est connu pour avoir été une grande menace dans les derniers 5000 ans. Certains chercheurs essayent d'expliquer l'effondrement des sociétés humaines historiques par le réchauffement global, mais les auteurs pensent que ce n'est qu'un moyen de soutenir leur théorie controversée. Les températures plus chaudes qui se produiraient en raison du réchauffement global se manifesteraient seulement pendant la nuit et au niveau des plus faibles températures. Ceci aurait un impact positif sur la moisson, selon les trois auteurs et Bjorn Lomborg.
Une augmentation des concentrations en dioxyde de carbone peut entraîner une croissance plus rapide des plantes. Apparemment, les plantes grandissent plus rapidement le long des grandes voies que dans les forêts. On dit également que les secteurs perdus à la sécheresse et à d'autres impacts qui arrêtent la croissance des plantes peuvent devenir encore plus fertiles en raison des concentrations en CO2. Des études de la NASA suggèrent que la terre est devenue environ 6% plus verte sur les deux dernières décennies. Plus de plantes ont poussé dans les secteurs chauds, tandis que les couvertures de plante dans les régions plus froides telles qu'en Sibérie, diminuent. Les auteurs croient que cet impact positif du réchauffement global devrait recevoir plus d'attention dans les débats publiques.
Comme Lomborg, les auteurs déclarent que l'argent dépensé dans les recherches sur le changement climatique pourrait être plus efficace si elle était appliquée pour l'aide au développement dans le Tiers Monde. Si les pays en développement sont assistés pour le développement durable, ceci peut aider beaucoup plus de personnes que l'investissement dans une théorie pas forcément bien fondée.
La vapeur d'eau est un gaz à effet de serre plus important que le dioxyde de carbone, causant 60-70% de l'effet de serre actuel. Les auteurs affirment qu'elle ne reçoit pas de considérations suffisantes lors des débats climatiques. En fait, toute l'attention va sur le dioxyde de carbone. Ceci est du au fait qu'il est impossible d'imposer des limites aux émissions de vapeur d'eau. Les émissions de dioxyde de carbone sont plus faciles à contrôler puisqu'elles proviennent clairement de source anthropogénique; combustion des combustibles fossiles.
Les moyennes de températures globales sont des configurations incorrects à utiliser pour les calculs sur le changement climatique selon les auteurs. La raison qu'ils ont donnée est que la température représente une condition et non une exacte quantité. Lorsque les conditions changent, par exemple la vitesse du vent, il peut y avoir un impact significatif sur la moyenne globale des températures. Il peut toujours y avoir un impact, positif ou négatif, qui cause un changement variable de la moyenne globale des températures. Selon les auteurs, seul l'enthalpie (la somme des énergies interne et externe) pourrait être utilisée pour les mesures du changement climatique. Cependant, ceci n'est pas possible en pratique, parce qu'une limite physique n'est pas déterminée et les masses de glaces et le volume des nuages devraient être inclus. Ceci entraîne un défaut dans les mesures de l'IPCC.
Le CO2 est essentiel aux plantes, aux animaux et à la vie des hommes. Le CO2 est le principal constituant de toutes les matières organiques. Avant que n'importe quelle vie animale soit possible, les concentrations atmosphériques en CO2 étaient plus élevées qu'aujourd'hui. Ces conditions avait entraîné une croissance de la végétation, qui éventuellement rendit possible la vie des hommes et des animaux. Tout l'oxygène qui supporte la vie est fournit par les plantes à partir du CO2 et d'autres composants. Par conséquent, les auteurs déclarent que le dioxyde de carbone est faussement considéré comme un polluant. Cette référence est établie depuis la découverte d'une relation entre les concentrations atmosphériques en CO2 et le changement climatique. Les concentrations en CO2 dans l'atmosphère ont augmenté sur le dernier siècle parce que les hommes ont commencé à procéder à la combustion des combustibles fossiles. Les auteurs affirment aussi que la moitié du CO2 anthropogénique est pris par les plantes et absorbé par les océans. Au total, il s'élève environ à 4% du CO2 atmosphérique, signifiant que la production naturel est d'environ 25 fois plus élevée. Ils concluent ainsi que tout pourrait avoir été beaucoup plus mauvais. Ils ajoutent également que les données de production naturelle ne sont pas précisément connues et peuvent même être plus élevées que les prévisions actuelles.

Source: Labohm, H., Rozendaal, S. and Thoenes, D, Man-made Global Warming: Unraveling a Dogma. Multi-Science Publié 2004, Essex, Royaume-Uni

3. La théorie de la Crosse de Hockey de Mann

Stephen McIntyre et Ross McKritick ont contredit la fameuse 'hockey stick theory' (théorie de la Crosse de Hockey) fondée par Michael Mann. Selon cette théorie, l'augmentation de température actuelle est unique et le diagramme des températures dans la dernière décennie est en forme de crosse de hockey (voir figure).
Ce graphe fut le résultat de plusieurs enregistrements, de données de la carotte glaciaire et d'enregistrements passés, qui furent utilisés pour déterminer les températures au cours des derniers 6 siècles. Il fut inclus dans le rapport de l'IPCC de 2001.

Les deux Mc sont passés par la même base de donnée que Michael Mann et son équipe ont utilisé pour leur théorie et, ont utilisé les calculs semblables. Cependant, les résultats étaient complètement différents, ce qui les ont menés à croire que Mann et son équipe ont manipuler leurs données. Selon leurs calculs, le 15ème siècle était plus chaud que le 20ème siècle.  Ils ont déclaré que les données de Mann contiennent des "erreurs de collation, une troncation injustifiable ou une extrapolation des données de base, des données désuètes, des erreurs d'endroit géographique, des calculs incorrects des composants principaux et d'autres défauts de contrôle de qualité".
Michael Mann et ses collègues affirment que les Mc n'ont pas effectué un audit approprié de leurs résultats. Selon Mann, ils n'ont pas utilisé les mêmes données ni suivi les mêmes procédures. Il n'avait jusqu'ici pas eu l'opportunité de vraiment répondre aux critiques des Mc sur ses données. Cette discussion est ainsi loin de se terminer. Les Mc ont déjà annoncé qu'ils publieront prochainement une nouvelle critique.

La théorie de Mann était également contestée par Lomborg (voir plus haut). Labohm, Rozendaal et Thoenes utilisent les mêmes arguments pour discréditer sa théorie. Von Storch a essayé de reconstruire le climat actuel en fonction des résultats de Mann dans un nouveau model climatique. Cette reconstruction semble très loin de la réalité. D'autres scientifiques comme Bradley ont commenté dans Science que Mann avait trop peu calibré les données pour les tropiques et l'hémisphère sud. Ceci rend l'extrapolation de ces résultats inconcevables à échelle globale.

Cette critique sur les résultats de Mann ne signifie pas nécessairement que la théorie de changement de climat était unique et ainsi que les émissions anthropogéniques sont négligées. L'évidence est encore trop juste pour vraiment altérer nos croyances. Les autres scientifiques ont également montré que les modèles actuelles de réchauffement sont uniques et que jusqu'ici les sceptiques n'ont pas prouvé le contraire.

Sources:

- Labohm, H., Rozendaal, S. and Thoenes, D, Man-made Global Warming: Unraveling a Dogma. Multi-
   Science Publié en 2004, Essex, Royaume-Uni

- NRC Handelsblad, 6 février 2005: 'Herrie om een Hockeystick'

4. Mark Maslin sur ce que disent les sceptiques

Mark Maslin est l'auteur de "Global Warming, a very short introduction", un livre écrit dans le but d'informer les gens sur le réchauffement global et l'effet de serre. Dans ce livre, il revoit et critique les dires des sceptiques concernant le réchauffement global.

4.1 CO2 ; cause ou conséquence?

Certains sceptiques affirment que les données sur la calotte glaciaire suggèrent que le CO2 global répond aux températures globales. Ils concluent ainsi que le CO2 est une conséquence, plutôt qu'une cause du changement de température global. Maslin déclare que l'examen des données de CO2 de la carotte glaciaire suggère que l'augmentation des niveaux de CO2 atmosphériques ont lieu au même moment que le réchauffement graduel en Antarctique. Le réchauffement pas à pas de l'hémisphère nord s'est déroulé sur une longue période. L'analyse de séries chronologiques par un professeur de l'Université de Cambridge a montré des niveaux significatifs de CO2 atmosphérique 5000 ans avant les variations globales dans la calotte glaciaire. Toutes ces évidences mènent Maslin à croire que le niveau de CO2 global a augmenté avant l'augmentation global des températures et la fonte des glaces.

4.2 Manipulation des données

Une critique bien connue et souvent récurrente des sceptiques est que les données sur le réchauffement global sont manipulées pour atteindre les résultats désirés. Ceci entraîne de nombreuses discussions sur l'existence réelle du réchauffement global. Labohm et Co. ont, par exemple utilisé cet argument (voir ci-dessus). Maslin affirme qu'il y a un malentendu créé parce que toutes les données du réchauffement global requiert certains ajustements. Toutes les précisions concernant le réchauffement global n'étaient pas immédiatement présentes sur les programmes de données. Par conséquent, le changement des bases de données fait partie du procédé scientifique. L'interrogation constante des données s'ajoute à la confiance que les climatologistes ont dans leurs résultats. L'IPCC essaye de s'assurer qu'ils contrôlent leurs résultats en les vérifiant par différentes études et en utilisant différentes sources.

4.3 Activité solaire

Bjorn Lomborg est un des sceptiques mentionnant que l'activité solaire et les concentrations en CO2 sont principalement responsables des dernières températures. Les sceptiques et les non-sceptiques sont d'accord avec le fait qu'il a un certain impact. Les scientistes déclarent que l'activité volcanique a aussi eu un impact important sur les températures passés. Cependant, Maslin affirme que les sceptiques donnent un poids trop important à l'hypothèse de l'activité solaire. Même s'il y a encore beaucoup d'incertitudes sur ceci, il est clair qu'une combinaison de l'activité solaire et des concentrations de gaz à effet de serre ont pu simuler une courbe globale de la température pendant les 130 dernières années. De plus, des données montrent que l'activité solaire et les éruptions volcaniques ont été similaires lors du dernier millénaire. Ceci signifie que pas seulement les forces naturelles causent un réchauffement global, un effet anthropogénique par les gaz à effet de serre est certainement présent.

4.4 Donnée de Satellite

Les données de Satellite ont suggéré que pendant les deux dernières décennies, il y a eu un léger refroidissement. Cependant, une ré-examination de ces données et l'examen de la source a démontré quelques contradictions dans les données satellites. Les ajustements d'altitude, le frottement avec l'atmosphère et les comparaisons inter-instrumentales ont montré de sérieux doutes quand à la conformité des données obtenues. De plus, deux décennies représentent un temps trop court pour trouver n'importe quelle tendance de température. Tous les cycles de températures prennent beaucoup plus que vingt ans. Quel cycle est présent au moment du travail du satellite reste à voir.

4.5 Rétroaction des nuages

Les nuages peuvent avoir à la fois une rétroaction positive et négative sur le réchauffement global. Les sceptiques ont affirmé qu'ils peuvent réduire l'impact du réchauffement global à une quantité négligeable. Le rôle des nuages dans le procédé climatique est encore une des grandes incertitudes reconnues par l'IPCC. Les nuages peuvent à la fois absorber ou émettre les radiations, refroidissant ou réchauffant la surface. Lequel de ces effets a lieu dépend énormément de la localisation et des caractéristiques des nuages. Ceci dépend de la distribution atmosphérique des particules formant les nuages. La représentation des nuages dans les modèles climatiques s'est améliorée mais il reste encore des incertitudes. Ce qu'on sait est que, jusqu'ici, les modèles climatiques ont montré que l'effet de refroidissement des nuages n'a pas un assez large impact pour contrer les tendances au réchauffement global.

4.6 Fiabilité du model climatique

Une question qui a souvent été posée par les sceptiques est de savoir si ne pouvons faire confiance aux modèles climatiques. Les modèles climatiques donnent souvent différents résultats, ils ne prévoient pas les conditions climatiques brusques, ils ne reconstruisent pas la variabilité naturelle, la circulation profonde d'océan et les tendances des climats passés.
Maslin déclare que la science n'est pas une discipline qui peut prévoir le futur, même si les gens semblent souvent l'espérer. Assez bizarrement, nous n'attendons pas cela de la part de n'importe quelle autre discipline. Aucun model climatique n'est exactement bon, mais ils fournissent la meilleure estimation des évènements futurs. De nombreux modèles différents ont, jusqu'ici, prédit la même tendance de température. Ceci renforce la confiance en ces modèles, qui ont été construits par beaucoup de scientifiques différents de partout dans le monde. Maslin souligne que si les modèles fournissaient une prévision exacte du futur, personne ne les croirait. Cela mènerait à la même discussion qu'aujourd'hui.
Les sceptiques pensent qu'un changement brusque du temps a un impact sur notre climat. Mais, les modèles climatiques ne peuvent pas prédire ces changements. Ces changements brusques ont seulement un impact sur les prévisions météorologiques. Les tendances à long terme dans le climat global et régional ne sont pas perturbées par des changements de courte durée des conditions climatiques. Il est cependant vrai que nous ne pouvons pas encore modéliser les changements climatiques brusques.
La reconstruction de la variabilité du climat naturel est devenue meilleure. La prise en compte de son impact sur le climat régional a poussé les scientifiques à l'inclure dans les modèles climatiques. Le niveau de confiance des simulations des variations naturelles n'est pas encore très importante. Cependant, des améliorations constantes permettent des prédictions de plus en plus bonnes.
La circulation des grands-fonds a été incluse dans les modèles climatiques depuis le début et, ainsi peut être prédite avec un niveau de confiance relativement élevé. Cependant, la circulation des grands fonds océaniques est un procédé très complexe et ainsi, des incertitudes restent encore concernant ces prédictions. Ceci peut être fixé à l'avenir pendant que les modèles climatiques évoluent.

Source: Maslin, M., Global Warming, a very short introduction. Oxford University Press, Oxford 2004, page 60-65, 78-82

5. La contradiction NOAA/ IPCC sur le méthane

L'IPCC utilise les modèles de changement climatique pour ses prédictions et ses projections. L'IPCC prévoit que les émissions de méthane (CH4) augmenteront le siècle prochain. Les augmentations sont plus prononcées dans les scénarios régionaux du SRES où les émissions peuvent augmenter de 549 et 1069 MtCH4 pour 2100, comparé aux 310 MtCH4 de 1990. Dans les scénarios globalisés, les émissions de CH4 augmentent et, chutent tôt ou tard dans le 21ème siècle.

Le National Oceanic and Atmospheric Climate Administration (NOAA) rapporte par le biais d'images satellite que la couche de méthane a considérablement diminuée (figure 1). On pense que si les tendances actuelles continuent, elle peut atteindre zéro dans quelques décennies (Dlugokencky et al., 1998). Cette découverte n'a cependant pas été rapportée dans la plupart des nouvelles et des sites web, pour certaines raisons. Il peut mener à une surestimation de 5% de la part de l'IPCC sur le réchauffement global. Ceci fut aussi mentionné par Lomborg dans son livre (voir plus haut).

Figure 1 (3709 bytes)

Figure 1: contraste entre les données de l'IPCC et du NOAA

Même dans les scénarios globalisés de l'IPCC, les émissions de méthane n'étaient pas supposées descendre autant que ce que prédit le NOAA. L'auteur du chapitre de l'IPCC sur les futurs concentrations en méthane a admit que les prétentions au sujet du méthane de l'IPCC ont été basées sur un arrangement de la couche de méthane qui avait 5 à 15 ans. Ceci peut expliquer les différences entre les scénarios de l'IPCC et le NOAA.

Source: National Oceanic and Atmospheric Climate Administration (NOAA)

6. Discussions sur les données spécifiques

Toutes les données créées pour le réchauffement global sont discutées par beaucoup d'occasion comme celles-ci sont sujettes à de nombreuses incertitudes. Certaines des discussions courantes sont mentionnées ici.

6.1 Documentation sur les mesures de température

Les critiques ont clamé que les températures moyennes de la terre ne peuvent être précises parce qu'il peut y avoir des variations locales importantes autour de la terre, jusqu'à 100 degrés de différence entre deux endroits. Ceci signifie que la température globale moyenne peut seulement être valable quand elle est exprimée comme une anomalie, par exemple la différence entre la température moyenne globale et une période de référence, sur les 25 dernières années par exemple. Mais, même ces anomalies manquent de précision.
Pour mesurer la moyenne globale des températures en 2000, des rectangles de 5 degrés de longitude et 5 degrés de latitude furent appliqués. Cependant, pas tous les rectangles contiennent des stations de mesure et, ainsi, beaucoup de températures moyennes sont estimées à partir des rectangles voisins. Jusqu'ici, aucune méthode plus précise n'a été développée. Pour inclure les variations locales de température dans la moyenne globale des températures, au moins une station devrait être requise tous les 10x10 km. Ceci impliquerait plus de 5 millions de stations de mesure également réparties à travers la terre et les océans, tandis qu'en réalité, il y a actuellement seulement 5000 stations de mesure.
Les mesures de température sur le dernier siècle étaient très imprécises. Les critiques soulignent que tous les thermomètres n'étaient pas forcément assez précis et qu'ils étaient uniquement placés dans les terres, alors que la Terre est constituée de 70% d'eau. Aussi, les mesures étaient surtout menées dans les zones urbaines, où les maisons relâchent de la chaleur dans leur propre environnement (ce peut être une augmentation de  1 à 2oC).

Certaines de ces critiques déclarent que les mesures par satellite des températures sur terre seraient plus précises parce qu'elles couvrent la surface entière. L'exactitude relative des satellites semble être faible. L'IPCC n'est pas d'accord avec ces arguments, à cause des contradictions dans les données des satellites, comme celles qui furent décelées par Schneider (voir plus haut).

Sources:

- Labohm, H., Rozendaal, S. and Thoenes, D, Man-made Global Warming: Unraveling a Dogma. Multi-Science Publié en 2004, Essex, Royaume-Uni

- Divers articles Internet

6.2 Emissions de CO2 et changement de température

L'astrophysicien Sallie Baliunas déclare qu'au moins 80% des émissions anthropogéniques de CO2 sont entrées dans l'atmosphère après 1945. Ceci signifie que le réchauffement global significatif causé avant 1945 (0,45 degrés Celsius entre 1910 et 1945) n'est pas nécessairement causé par une augmentation de concentration de CO2 dans l'atmosphère. Après 1945, la concentration en CO2 augmente significativement, tandis que les températures commençaient à diminuer. Ceci rend l'extrapolation de l'impact du CO2 sur la température très difficile. Cette affirmation a causé certaines critiques stipulant que l'élévation de température cause une augmentation des concentrations atmosphériques en CO2. D'autres critiques signalent que la contribution humaine aux émissions de CO2 est relativement faible, comparée à certaines sources naturelles telles que les éruptions volcaniques. Les hommes provoquent des émissions annuelles en CO2 de 8 billions de tonnes, tandis que les émissions naturelles sont annuellement d'environ 200 billions.

Labohm et les autres déclarent que le CO2 absorbe seulement les radiations infrarouges d'un petite partie du spectre. Ainsi, ils doutent que l'augmentation des concentrations en CO2 ait un impact significatif sur le réchauffement de la planète. Ils affirment que la comparaison de la terre à un effet de serre est injuste parce que le système terrestre est beaucoup plus complexe qu'un simple flux de radiations entrant et sortant. Beaucoup de facteurs peuvent influencer positivement ou négativement ce flux. Un rayonnement net dans une région ne signifie donc pas nécessairement une hausse des températures. Dans les rapportes de l'IPCC, ce mécanisme, connu comme la "force de radiation" est établie comme vrai. Selon les auteurs, ce concept est fondamentalement faux. Ils déclarent aussi qu'aucune augmentation de température significative n'a été notée lors des 70 dernières années, tandis que les concentrations de CO2 ont nettement augmentées. Ils ne considèrent pas le changement de climat peu probable, mais ils doutent qu'ils se manifestera forcément par un changement de température.

Pages relatives:

Vue d'ensemble sur le réchauffement global

Glossaire sur le changement climatique

Combustibles fossiles: caractéristiques et effets

Le mécanisme de l'effet de serre

Emissions des gaz à effet de serre

Explications sur les scénarios de l'IPCC SRES

Le scénario de l'IPCC SRES: causes du changement climatique

Le scénario de l'IPCC SRES: conséquences sur le changement climatique

Réductions des émissions pour chaque pays selon Kyoto

Mesures pour atteindre les objectifs de Kyoto

Objectifs de Kyoto

Les Etats-Unis et le protocole de Kyoto

Histoire du réchauffement global

Perspectives sur l'effet de serre

 

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