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Acrylonitrile ou Cyanure de vinyleQuel risque pour l'homme ? |
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Exposition
des professionnels utilisant l’Acrylonitrile : L'exposition professionnelle à l'acrylonitrile est liée à sa production et à son utilisation pour la fabrication d'autres produits. C'est d'ailleurs dans ce dernier cas que le risque est le plus important en raison des difficultés de confinement. Selon des données récentes relatives aux pays de l'Union européenne, l'exposition moyenne pondérée par rapport au temps est : < 0,45 ppm (1 mg/m3) au cours de la production < 1,01 ppm (2,2 mg /m3) pour diverses utilisations en bout de chaîne. Les
données fournies par l'expérimentation animale indiquent que
l'acrylonitrile est fortement irritant pour la peau , les yeux et les voies
respiratoires. Il peut provoquer une dermatite allergique de contact, mais
on ne possède pas suffisamment de données pour évaluer son pouvoir
sensibilisateur. Compte tenu
des résultats obtenus sur l'animal, c'est le cancer qui constitue le point
d'aboutissement toxicologique majeur de l'action de l'acrylonitrile chez
l'Homme. Aprés inhalation ou ingestion, on observe chez le rat toute une
variété de tumeurs touchant notamment le système nerveux central (encéphale
et moelle épinière), le conduit auditif, les voies digestives et les
glandes mammaires. La plupart des tests biologiques correctement effectués
révèlent une augmentation des astrocytomes cérébraux et médullaires, néoplasmes
qui se produisent rarement de façon spontanée; ces tumeurs s'observent régulièrement
avec une incidence très élevée dans toutes les études.
L'augmentation constatée est statistiquement significative et il
existe une nette relation dose-réponse.
On a quelquefois observé des tumeurs à des doses ou concentrations
non toxiques et dès les 7 à 12 mois suivant le début de l'exposition. On
en a également observé au bout de 45 semaines dans la progéniture exposée
lors d'une étude toxicologique sur la reproduction portant sur plusieurs générations. On
estime que le cancer constitue l'effet toxique essentiel à prendre en
considération pour la quantification de la relation dose-réponse en vue de
la caractérisation du risque. La concentration tumorigène la plus faible
(la CT05, c'est-à-dire la concentration qui provoque une
augmentation de 5 % de l'incidence tumorale par rapport à l'incidence
normale) (valeur équivalente pour l'Homme) a été trouvée égale à 2,7
ppm (6 mg /m3) pour l'incidence combinée des tumeurs cérébrales ou médullaires
bénignes ou malignes chez le rat et la souris exposés par la voie
respiratoire. Cela correspond à un risque unitaire de 8,3 x 10-3
par mg/m3. Source: Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) Gmb |
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